VESTIGES

24 000 

Jaguar
Résine d’uréthane, résine époxy, aimants, mécanismes horlogers
Pièce unique

Jaguar
Urethane resin, epoxy resin, magnets, timepiece mechanisms
Unique piece

Vestiges est composée d’une série de sculptures représentant des crânes d’animaux emblématiques recouverts de pièces d’horlogerie. A travers ces œuvres, Quentin Carnaille entend illustrer le concept d’anthropocène, ou ère de l’homme, développé par Paul Joseph Crutzen, prix Nobel de chimie en 1995, et le biologiste Eugène Stoermer.

Selon eux, une nouvelle époque géologique s’est ouverte avec la révolution industrielle, date à laquelle l’être humain est devenu la contrainte géologique dominante. En d’autres termes, l’activité déployée par les hommes depuis la deuxième moitié du dix-neuvième siècle a bouleversé l’écosystème, modifiant radicalement les conditions de la vie sur terre.

En associant ces crânes d’animaux dont la survie est directement menacée par les hommes, au symbole d’ingéniosité humaine que sont les pièces d’horlogerie, Vestiges ouvre donc la voie d’une interrogation sur le paradoxe du progrès, ou comment l’être humain, à mesure qu’il en prend possession, ne cesse de mettre en péril son environnement. Les sculptures se présentent ainsi comme autant d’états des lieux : disparaissant physiquement sous l’œuvre de l’intelligence humaine, ces crânes font désormais figures de vestiges.


Vestiges is a sculptural series depicting the skulls of emblematic animals covered in timepieces. In this series, Carnaille aims to illustrate the Anthropocene, or human epoch, a concept developed by Paul Joseph Crutzen, Nobel Prize in Chemistry 1995, and biologist Eugène Stoermer.

The theory proposes a new geological epoch which begun at the time of the Industrial Revolution, when humankind became the dominant geological factor. In other words, following the second half of the nineteenth century, man’s activity has disrupted the ecosystem to the point of radically changing the conditions of life on earth.

By associating the skulls of animals whose survival is directly threatened by man with a symbol of human ingenuity represented by the timepieces, Vestiges opens an interrogation on the paradox of progress, or how, as the human being takes control of its environment, it ceaselessly endangers it. The sculptures thus appear as inventories: physically disappearing beneath the work of human intelligence, the skull become remains.